
« Dorsetshire, 25 octobre 1836,
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d'un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m'a abandonnée. Que le Ciel m'en soit témoin, ce n'est point le cas.
C'est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d'une terrible tempête était sur le point de s'abattre sur notre vaisseau... »
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d'un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m'a abandonnée. Que le Ciel m'en soit témoin, ce n'est point le cas.
C'est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d'une terrible tempête était sur le point de s'abattre sur notre vaisseau... »
Ayant déjà lu le premier
tome d’Aliette Renoir de la même auteure, dont j’avais apprécié la lecture, j’avais
donc hâte de découvrir son nouvel ouvrage qui m’intriguait énormément. Car, en
effet, outre sa magnifique couverture réalisée par Miesis, le roman paraissait
se dérouler au dix-neuvième siècle à bord d’un vaisseau qui semblait entraîner
les personnages vers un voyage des plus dépaysants. Autant dire qu’il ne m’en fallait
pas plus pour me convaincre.
On suit Judith,
protagoniste principale de cette histoire, qui se rend en Inde aux côtés de son
oncle pour y étudier la faune et la flore. Aussi férue que ce dernier en
matière de sciences, il fut tout naturel pour la jeune noble de l’assister dans
cette passionnante expédition.
Le récit prenant place à
l’époque coloniale britannique, j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire dans
son contexte historique fort intéressant. On se retrouve plongé en Inde et, grâce
aux descriptions très bien réalisées du paysage, on est assailli par les
couleurs vives de l’Inde, des saris et notre odorat perçoit les fragrances
diverses et variées émanant des épices exposées sur les marchés. On sent le
travail qu’a fourni l’auteur et, grâce à cela, le dépaysement est des plus
totale, on s’y croirait presque !
L’auteure nous fait
découvrir la mythologie hindoue qui joue un rôle clé dans l’intrigue. J’avoue
beaucoup m’intéresser aux différentes mythologies, c’en est presque devenu une
passion mais je n’avais pas encore eu l’occasion, ou la curiosité nécessaire,
de découvrir les mythes indiens. Grâce à cela, j’en suis davantage curieuse.
Elle nous conte l’histoire de Nur Hahan et l’a réécrite pour que cette dernière
demeure cohérente avec ce qu’elle souhaite raconter.
Judith est une jeune
anglaise se conformant peu aux mœurs de son époque. N’étant toujours pas mariée
du haut de ses vingt et un ans, elle semble bien partie pour finir vieille
fille. S’intéressant de près à la science, savant manier les armes, elle ne
s’adonne pas aux passe-temps habituels de la haute société londonienne. L’auteure
nous dépeint son personnage en lui attribuant des traits de caractère forts.
Déterminée, entêtée et utilisant bien souvent l’ironie, la jeune femme se met
bien souvent dans des situations fort délicates mais cela m’a permis de
m’attacher davantage à elle.
En bref, je vous
conseille ce livre qui vous transportera dans un contexte historique des plus
intéressants qui sert de base à l’auteure pour y planter un décor coloré,
presque onirique où les rôles seront attribués à des personnages dont vous
aimerez suivre au fur et à mesure le développement de leurs relations.
5/5









