mardi 14 juillet 2015

Les larmes rouges, tome 1 : Réminiscences - Georgia Caldera





« Le temps n’est rien, il est des histoires qui traversent les siècles… »
Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.








Après avoir lu beaucoup de chroniques dithyrambiques au sujet de ce livre, j’avais hâte de me plonger dans son univers qui paraissait être fort semblable aux univers que nous présente la littérature gothique, ce fameux genre apparu à la fin du dix-huitième siècle en Angleterre.
 
Une fois plongée dans ce livre, je dois avouer que j’ai tout de suite été frappée par l’ambiance sombre qui se dégage du récit. En effet, s’ouvrant sur la scène du suicide d’une jeune femme, on a de quoi être déstabilisé. De plus, l’auteure a un style relativement soutenu, ce qui nous permet de nous immerger rapidement dans cet univers obscure et mystérieux.
Bien que l’on puisse être perturbé par cette plongée instantanée dans un univers sombre et fort angoissant, on prend ses repères assez rapidement et l’on se plaît à évoluer dans ces décors qui ne sont pas sans rappeler des univers à la Tim Burton. Ce livre m’a notamment permis de faire le parallèle avec Dark Shadow, un film de Tim Burton, que je ne peux que vous conseiller soit dit en passant.
Comme je le disais plus haut, ce livre possède beaucoup de caractéristiques propres à la littérature gothique. Je peux notamment vous parler de l’atmosphère sombre, qui est constamment présente, qui se voit maintenu par quelques moments terrifiants ainsi que la mythologie introduite par l’auteure et le type de créatures qu’elle exploite. On peut aussi noter les lieux car la plupart de l’intrigue se déroule dans un château ainsi que les diverses références au passé, mais je n’en dirai pas plus. Ce roman a donc en lui beaucoup de caractéristiques semblables à ce genre ce qui m’a beaucoup plu.
 
Pour ce qui est des personnages, même s’ils m’ont plu dans l’ensemble, le protagoniste principal, qui est Cornélia, m’a parfois quelque peu agacée. Je pense que cela est dû à son caractère et à sa manière de réagir qui est parfois immature vis-à-vis de certaines situations. Néanmoins, on pourrait justifier ses actions de par le contexte dans lequel elle est contrainte d’évoluer.
Un autre bémol est le temps qu’a mis l’histoire à débuter. J’ai conscience que cela était nécessaire au récit et propre au style de l’auteure mais je dois bien avouer que le résumé m’avait tellement intrigué que j’avais hâte de découvrir ce qui se cachait derrière tant de mystère.
 
En bref, J’ai beaucoup aimé ce roman qui a su me transporter et me faire passer un très bon moment. Malgré son épaisseur, je l’ai lu assez rapidement car il se trouve qu’il se révèle au final très addictif.
Je conseille donc ce livre aux amoureux de littérature gothique ainsi qu’aux fans de l’univers de Tim Burton. Néanmoins, cantonnez-vous uniquement au résumé, n’essayez pas d’en savoir davantage car cela vous gâcherait la surprise.



4,5/5

dimanche 5 juillet 2015

Lucifer Box, tome 1 : Le club Vesuvius - Mark Gatiss




Portraitiste de talent, dandy, bel esprit, mauvais garçon… et le plus irrésistible des agents secrets de Sa Majesté. Lorsque les meilleurs scientifiques du royaume sont mystérieusement assassinés, Lucifer se lance dans une enquête trépidante, des clubs de gentlemen londoniens aux bas-fonds volcaniques de Naples, tout en déterminant la façon la plus seyante de porter un œillet blanc à sa boutonnière. Une immersion étourdissante dans les arcanes d’un ordre occulte aux pratiques décadentes – et de ses secrets les plus sulfureux.







 
Lucifer Box, c’est d’abord un magnifique livre objet. On ne peut que s’amouracher de sa magnifique couverture, sa tranche en or et ses dessins illustrant certaines scènes clés du roman. Mais c’est aussi une fabuleuse histoire se déroulant en plein cœur de l’époque édouardienne, regorgeant d’aventures et logeant en son sein un personnage aussi charismatique, qu’excentrique. Vous ne pourrez que tomber sous le charme de cet ouvrage.
 
On suit les aventures rocambolesques d’un agent secret de Sa Majesté, Lucifer Box, croisement entre Arsène Lupin et Sherlock Holmes. Ce gentleman libertin à la répartie fort aiguisée, aussi agile d’esprit que charmant ne pourra que vous séduire. Je serais tentée de souligner que ce protagoniste est l’atout principal de ce livre mais, maintenant que j’y réfléchis, ce livre a réellement tout plaire. Entre son côté haletant, son contexte historique,  le comique qui s’en dégage de part certaines situations ou les réflexions de Lucifer et les personnages qui ne participent pas seulement passivement au récit mais qui construisent activement l’histoire, des personnages auxquels vous vous attacherez inévitablement, je n’ai absolument rien à lui reprocher.
 
L’intrigue est bien ficelée et l’aventure semble constamment présente. Pourtant, l’auteur répartit minutieusement  les moments mouvementés de l’histoire pour ne pas laisser le temps au lecteur de se lasser. On apprécie de voyager avec Lucifer, de découvrir des décors dans lesquels évolue le récit, qui sont aussi surprenants que loufoques. Les personnages contribuent grandement à aimer notre progression de chapitres en chapitres. La plume, fluide, qui se trouve sous le signe de notre cher Lucifer est bordée d’ironie et d’un humour bien anglais comme on les aime. L’auteur semble aussi faire en sorte que nous nous attachions au protagoniste principal si bien qu’à la fin de notre lecture, nous avons la drôle d’impression de le connaître personnellement et d’avoir parcouru cette époque à ses côtés, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
 
Je ne sais que vous écrire de plus, j’ai tellement aimé ce livre et passé un bon moment avec que j’ai peur de ne pas employer les bons mots pour vous en parler et traduire mon engouement à son sujet. Je ne peux donc que vous le recommander vivement en espérant qu’il vous plaira autant qu’il m’a plu.
 
 

5/5



lundi 8 juin 2015

Hush, hush : tome 1 - Becca Fitzpatrick



 
Depuis la mort de son père, Nora tente de mener une vie d’adolescente normale. En cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch, un garçon très séduisant, provocateur et mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais la vie de Nora est déjà bien trop remplie… Comment peut-il en savoir autant sur elle ? Se cacherait-il derrière les agressions sont elle est victime ? Mais Nora a beau se méfier, il est déjà trop tard… Sa route a croisé celle des anges déchus. Elle est au cœur d’une bataille qui la dépasse.







 
Nora Grey est une jeune lycéenne réservée et studieuse qui ne s’intéresse pas du tout aux garçons. Mais tout va basculer du jour au lendemain quand elle fera la connaissance fortuite de Patch, élève mystérieux qui l’attire irrésistiblement autant qu’elle s’en méfie.
Depuis leur rencontre, la jeune fille se sent épiée, en danger jusqu’à qu’elle se fasse agresser. Patch serait-il lié à tous ces incidents ?

J’ai décidé de lire ce roman car il avait l’air très simple, avec une romance à l’eau de rose qui peut parfois faire du bien lorsqu’on n’a vraiment pas envie de se prendre la tête.
Je n’attendais rien de ce roman donc je n’en ressors pas déçue. Comme dit plus haut, il demeure très simple à lire, l’écriture est fluide et on clot rapidement notre lecture. Sur le coup, on passe un bon moment mais, aussi vite lu, aussi vite oublié.

Les personnages restent assez stéréotypés, comme je m’y attendais au vu du résumé. Nora est la jeune fille typique des romans de young adulte, pas très populaire, peu confiante et discrète, elle rencontre le beau mec torturé, ténébreux et un brin isolent. Mais bizarrement, cela ne m’a dérangée ici car je m’attendais à cela.
L’intrigue principale est plaisante car l’auteure arrive à nous rendre curieux du sort de Nora. On a hâte  de savoir qui se cache derrière ces agressions, même si l’on s’en doute un peu. L’action est assez présente ce qui fait qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer : on souhaite continuer à suivre les personnages, à connaître le dénouement final.

J’ai donc passé un bon moment de lecture car Hush Hush a répondu à mes attentes : il s’est avéré être un roman peu complexe qui ne me demandait aucune réflexion. Les personnages sont stéréotypés, c’est vraiment le roman young adult cliché mais on ne peut s’empêcher de vouloir poursuivre notre lecture. Pour ma part, je ne pense pas lire la suite sauf si j’ai encore besoin de ce genre de livre. En bref, ce ne fut pas le roman de l’année, une fois lu, on l’oublie très rapidement.

 

3,5/5

vendredi 5 juin 2015

 
C’est par le biais de ce rendez-vous créé par Akasha que je vous partagerai de temps en temps les belles couvertures qu’il peut m’arriver de trouver…

 


 

 


 
 Alors, qu’en pensez-vous ? Quelles sont vos préférées ?
A la prochaine !


lundi 1 juin 2015

Red Queen, tome 1 - Victoria Aveyard




« Les Argents n'ont rien à craindre de nous, les Rouges. Tout le monde le sait. Nous ne sommes pas leurs égaux, même si rien ne nous différencie en apparence. Le seul signe distinctif, extérieur en tout cas, est que les Argents se tiennent bien droit, tandis que nous avons le dos courbé par le travail, l'absence d'espoir et la déception inévitable face à notre sort. »
Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, passe ses journées à voler pour subvenir aux besoins de sa famille, jusqu'au jour où elle se découvre un pouvoir extraordinaire digne d'un Argent, et même d'un prince argent. Dans la prison dorée du palais d'Archeon, elle apprend la duplicité pour tenter de renverser le couple royal et libérer ses semblables.
 
 
 
 
J’attendais ce roman avec une grande impatience. Le résumé, fort alléchant, m’avait laissé imaginer une histoire des plus passionnantes, une histoire nous transportant dans un univers fantasy secoué par les manigances et les complots. Finalement, je ressors assez déçue de ma lecture même si elle ne fut pas mauvaise. Je pense en avoir trop attendu car, malgré le fait que l’univers a vraiment un bon potentiel et que l’intrigue principale fonctionne bien et a un bon impact sur le lecteur, je ne peux m’empêcher d’en ressortir mitigée.

Dans ce livre, on suit Mare, jeune femme vivant dans un univers où ceux possédant, comme elle, un sang rouge se voient dominer, brimer par les Argents. Ces derniers, nommés par la couleur de leur sang, possèdent des pouvoirs pour le moins étranges mais qui restent très dangereux. En cela, ils se croient supérieur et les Rouges ne sont que de simples marionnettes dont la vie n’a, au fond, que peu d’importance. Mare, détestant les Argents et la société qu’ils ont construits, se retrouve du jour au lendemain propulsée dans leur monde bon gré, mal gré, contrainte de se faire passer pour une des leurs.

J’ai tout de suite était très intéressée par l’univers. On se retrouve plongé dans un monde où la magie est présente, mais uniquement dans une partie de la population. On a donc un schéma assez classique, les faibles et les puissants, l’héroïne qui part de rien et se retrouve au cœur de complots qui la dépassent mais qui y joue néanmoins un rôle clé.
J’ai beaucoup aimé découvrir les nombreuses magies que l’auteure attribue aux personnages peuplant son histoire, entre ceux manipulant les plantes ou encore ceux ayant la capacité de s’introduire dans des esprits, on est servi. Pourtant, j’ai trouvé l’auteure quelque peu avare en informations. J’aurais souhaité en apprendre davantage sur tous ces pouvoirs ainsi que sur l’histoire de l’univers qui était sûrement indubitablement lié à ceux-ci. Ma curiosité n’a donc pas était totalement satisfaite de ce côté même si l’univers et les pouvoirs évoqués sont, pour moi, un des atouts du livre.

J’ai trouvé cet ouvrage assez lent dans son ensemble. Je ne m’en étais pas rendu compte mais, cinquante pages avant la fin, il s’est révélé terriblement addictif. Je ne pouvais plus le lâcher, accrochée, je voulais absolument savoir ce qui allait arriver aux personnages. Une fois terminé, je ne souhaitais qu’une chose : le second tome. Néanmoins, le fait est que je ne fus vraiment satisfaite qu’à la fin. Je regrette cela car, si toute ma lecture avait été à l’identique des dernières pages, elle ne serait pas passée loin du coup de cœur.
Je ne sais si cette petite déception est due aux personnages, non pas que je ne les ai pas appréciés, mais il se trouve que l’auteure entoure Mare de plusieurs garçons et cela frise presque le quatuor amoureux. Cela fut pour moi un des points noirs de l’histoire même si elle ne nous présente pas la situation comme cela, et que c’est bien plus complexe, je ne pouvais m’empêcher d’être frustrée par ces relations.

En bref, même si ma chronique doit vous paraître bien négative, j’ai malgré tout apprécié ma lecture, bien qu’elle fût en dessous de mes attentes.
L’univers et le contexte de lesquels évolues les personnages sont sympathiques et le roman prend, à la fin, une tournure addictive qui donne envie au lecteur d’acheter la suite.
Si j’en ressors un peu déçue, peut-être est-ce dû aux sentiments de l’héroïne qui m’ont laissé perplexes ou bien le fait que l’histoire ne m’a pas emportée dès les première pages. En tout cas, je pense qu’il m’a manqué un petit quelque chose, cette petite étincelle qui nous fait plonger la tête la première dans les pages du livre.
 
 

3,5/5

 
 

mardi 26 mai 2015

Top Ten Tuesday #11

 
 
Ce rendez-vous hebdomadaire a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Iani.
 Le Top Ten Tuesday consiste à lister un top 10 selon un thème défini.


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Le thème de cette semaine :


 ~ Les 10 livres que vous aimeriez prendre dans votre sac de plage cet été ~
 
 
 






 


Et bien, on peut dire que ce top ten donne envie d'être en vacances ! Et vous, quels livres aimeriez-vous lire au soleil ?
 
Bonne semaine ^^
 

 

lundi 25 mai 2015

Le Manuscrit Proscrit de Nur Jahan - Cécilia Correia




« Dorsetshire, 25 octobre 1836,
Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d'un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m'a abandonnée. Que le Ciel m'en soit témoin, ce n'est point le cas.
C'est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d'une terrible tempête était sur le point de s'abattre sur notre vaisseau... »
 
 
 
 
 
Ayant déjà lu le premier tome d’Aliette Renoir de la même auteure, dont j’avais apprécié la lecture, j’avais donc hâte de découvrir son nouvel ouvrage qui m’intriguait énormément. Car, en effet, outre sa magnifique couverture réalisée par Miesis, le roman paraissait se dérouler au dix-neuvième siècle à bord d’un vaisseau qui semblait entraîner les personnages vers un voyage des plus dépaysants. Autant dire qu’il ne m’en fallait pas plus pour me convaincre.
 
On suit Judith, protagoniste principale de cette histoire, qui se rend en Inde aux côtés de son oncle pour y étudier la faune et la flore. Aussi férue que ce dernier en matière de sciences, il fut tout naturel pour la jeune noble de l’assister dans cette passionnante expédition.
Le récit prenant place à l’époque coloniale britannique, j’ai pris plaisir à découvrir l’histoire dans son contexte historique fort intéressant. On se retrouve plongé en Inde et, grâce aux descriptions très bien réalisées du paysage, on est assailli par les couleurs vives de l’Inde, des saris et notre odorat perçoit les fragrances diverses et variées émanant des épices exposées sur les marchés. On sent le travail qu’a fourni l’auteur et, grâce à cela, le dépaysement est des plus totale, on s’y croirait presque !
L’auteure nous fait découvrir la mythologie hindoue qui joue un rôle clé dans l’intrigue. J’avoue beaucoup m’intéresser aux différentes mythologies, c’en est presque devenu une passion mais je n’avais pas encore eu l’occasion, ou la curiosité nécessaire, de découvrir les mythes indiens. Grâce à cela, j’en suis davantage curieuse. Elle nous conte l’histoire de Nur Hahan et l’a réécrite pour que cette dernière demeure cohérente avec ce qu’elle souhaite raconter.
 
Judith est une jeune anglaise se conformant peu aux mœurs de son époque. N’étant toujours pas mariée du haut de ses vingt et un ans, elle semble bien partie pour finir vieille fille. S’intéressant de près à la science, savant manier les armes, elle ne s’adonne pas aux passe-temps habituels de la haute société londonienne. L’auteure nous dépeint son personnage en lui attribuant des traits de caractère forts. Déterminée, entêtée et utilisant bien souvent l’ironie, la jeune femme se met bien souvent dans des situations fort délicates mais cela m’a permis de m’attacher davantage à elle.
 
En bref, je vous conseille ce livre qui vous transportera dans un contexte historique des plus intéressants qui sert de base à l’auteure pour y planter un décor coloré, presque onirique où les rôles seront attribués à des personnages dont vous aimerez suivre au fur et à mesure le développement de leurs relations.

 
 
5/5
 

lundi 18 mai 2015

Pour une liberté - Mathieu Mériguet



 
Quentin vit avec sa fiancée en banlieue parisienne. La vie est morose, il est temps de rentrer à la propriété familiale, une vaste bâtisse située dans le sud de la France, perdue dans la forêt. Paul, son frère, veille sur la propriété en attendant le retour de Quentin. Bûcheron de métier, il vit loin de la civilisation, à l’abri de ses dangers. Il est en communion totale avec la nature, qui lui permet de trouver le repos qu’il cherche.
Mais Paul se montre mystérieux depuis quelques mois. Il est distant, et les rumeurs courent à son sujet. Au village, tout le monde redoute Paul, cet ermite robuste et solitaire, qui agit avec une obsession grandissante. Mais plus que tout, c’est la propriété qui inquiète, cette immense maison perdue dans les bois, qui porte dans ses murs un lourd passé. Quel mystère cache donc la forêt ? Que va découvrir Quentin une fois sur place ?
 
 




Pour une liberté est un livre bien différent de ce que j’ai l’habitude de lire. Je me suis donc lancée dans ma lecture sans savoir vraiment à quoi m’attendre, espérant que l’histoire me convaincrait. Et je fus agréablement surprise.
 
N’attendant rien de particulier sur ce roman, je fus rapidement prise dans ce tourbillon de mots. C’est d’ailleurs un des points forts de ce livre : Mathieu Mériguet a une écriture fluide et entrainante qui permet de rentrer rapidement dans l’histoire malgré le peu d’action présente. Le style, soutenu, est agréable même si j’ai été un peu dérangée qu’il soit présent lors des diverses conversations entre les personnages. Lorsque les deux frères conversaient ensemble, cela paraissait peu naturel.
Dès le départ, les bases de l’histoire sont doucement mises en place. L’auteur prend vraiment son temps. Habituellement, cela me dérange mais ici, bizarrement, je n’en fus pas gênée. On apprend à connaître davantage le personnage de Quentin ainsi que son passé et, plus on en découvre, plus cela complexifie l’intrigue et apporte des éléments nécessaires à la compréhension de l’histoire et  aux agissements des personnages.
 
En parlant des personnages, ils sont peu nombreux mais cela nous permet d’avoir une psychologie développée. Pour ma part, je ne me suis attachée à aucun d’entre eux. Ils ont tous quelque chose de peu avenant, une certaine corruption plane sur chacun d’entre eux ce qui nous repousse mais attise néanmoins notre curiosité.
Quentin doit d’ailleurs être le protagoniste le plus détestable de ce roman. Homme suffisant, égoïste et moralisateur, son attitude m’a rapidement exaspérée. Etant donné que l’histoire est écrite de son point de vue, nous sommes totalement immergés dans son esprit et ses réflexions. Cela reste néanmoins relativement intéressant car l’auteur nous donne envie de connaître le dénouement final, ce qui va arriver aux personnages même si, paradoxalement, je n’ai ressenti aucune affection pour eux.
 
En bref, ce fut une lecture agréable pour un genre que je n’ai pas l’habitude de lire. Je vous le conseille si vous aimez les livres bien écrits, un brin philosophiques et que suivre les péripéties de personnages sombres et complexes vous sied. Au contraire, je vous le déconseille si la réflexion dans un livre vous pose problème.

 
Je remercie Mathieu Mériguet pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir son ouvrage.


 
3,5/5
 

 

samedi 25 avril 2015

Chroniques express #2
 
~Chroniques de Zombieland, tome 2 : Alice et le Miroir des Maléfices - Gena Showalter~
 
   
Résumé :
Quel mal ronge donc Alice ? Depuis quelques temps, elle entend deux cœurs battre à l’intérieur d’elle, comme si une autre Alice se développait en elle. Pourtant, aucun de ses amis ne semble voir le changement. Ni entendre la voix qui chuchote à ses oreilles quand elle croise son reflet dans le miroir. Mais, un soir, le doute n’est plus permis : horrifiée, Alice ne se reconnaît plus dans la glace ; un double maléfique vient de naître, doué d’une vie propre et prêt à faire voler le miroir en éclats pour prendre le contrôle…
 
 
 
Mon avis en quelques mots :
Ce deuxième tome fut à la hauteur de mes attentes, on retrouve tous les bons côtés qui m’avaient plu lors de ma lecture du premier tome. L’action est au rendez-vous et, à chaque page tournée, on fait face à un nouveau problème qui nous donne envie d’en savoir plus ! Un vrai page-turner. Je ne peux donc que vous recommander ces livres chaudement.
Par contre, j’ai appris que la maison d’édition le publiant (darkiss) n’allait jamais sortir le troisième tome, alors je suis, comment dire… dégoutée ? (et encore, le mot n’est pas assez fort pour qualifier ma frustration extrême). Donc, à moins de le lire en anglais ou d’attendre qu’une autre maison d’édition décide de les rééditer, je ne vois pas d’autres solutions.
Et non, je ne ferais pas passer un message subliminal aux éditeurs. M'enfin, pour qui me prenez-vous ? x) 
 
 
 Ma note :  5/5
 
 
 

~Vampire Academy, tome 1 : Sœurs de Sang - Richelle Mead~


Résumé :
Saint-Vladimir est un lycée privé hors du commun : à l'abri des regards indiscrets, de jeunes vampires y apprennent la magie. Rose Hathaway est une dhampir et elle doit assurer la protection de sa meilleure amie Lissa, princesse moroï. Menacées au sein même de l'Academy, Lissa et Rose ont fugué ensemble, mais ont été ramenées de force derrière les hautes portes de Saint-Vladimir. Entre intrigues machiavéliques, rituels nocturnes inavouables et amours interdites, elles doivent rester sur leurs gardes : les Strigoï, vampires immortels et ennemis jurés des Moroï, pourraient bien faire de Lissa l'une d'entre eux pour l'éternité.

Mon avis en quelques mots :
Quand j’ai acheté ce livre, je venais d’entrer dans ma panne de lecture. Même s’il causait vampire et que, j’avoue, ce n’est plus trop ma tasse de thé, ma perfide conscience m’a murmuré : « ma fille, tu ne peux pas passer à côté de ça. Une couverture comme celle-là ne fera qu’embellir ta bibliothèque ! » (et oui, c’est mon petit côté superficiel livresque). J’ai donc craqué.
A dire vrai, j’ai ouvert ce livre sans aucune attente particulière, je songeais juste à éclipser ma panne de lecture au plus vite. Ce fut donc au final une lecture facile avec une intrigue et des personnages peu complexes. Sur le moment, on le lit relativement rapidement, on a envie de connaître la suite mais après coup, on se dit que cette lecture n’était pas si exceptionnelle. N’ayant pas d’exigence particulière concernant ce livre, je n’ai pas pu être déçue.
Je vous le conseille donc si vous aimez les romans de vampires avec une mythologie originale et si vous recherchez une lecture simple.
 


Ma note : 3/5